La Chine reste le premier fournisseur de tricot en Mauritanie. Une stratégie China+1 — ajouter un second pays comme la Turquie — réduit les risques sans tout bouleverser. Voici comment l'aborder concrètement depuis Nouakchott.
En Mauritanie, le sourcing de la maille et du textile reste très concentré : la Chine représente la grande majorité des importations (environ 61 % selon les données WITS 2022), loin devant la France et d'autres origines. La part de la Turquie y est encore modeste — de l'ordre de 3,4 %, soit près de 2,3 millions de dollars. C'est précisément ce qui rend une stratégie China+1 intéressante : il ne s'agit pas d'abandonner un fournisseur qui fonctionne, mais d'ajouter une seconde source pour répartir le risque, gagner en flexibilité et accéder à des qualités différentes. Pour une marque ou un importateur basé à Nouakchott, la Turquie est un candidat logique de ce « +1 ».
Quand un seul pays concentre la quasi-totalité de vos approvisionnements, le moindre aléa — hausse du fret, fermeture d'usine, retard portuaire, changement de réglementation — touche l'ensemble de votre collection. Un second fournisseur dans un autre pays amortit ces chocs.
La Turquie est reconnue pour la maille en laine mérinos, coton et fibres mélangées, ainsi que pour le tricotage WHOLEGARMENT (sans couture). Ce n'est pas le même positionnement que les basiques de volume sourcés en Chine : c'est une offre complémentaire, plutôt orientée milieu et haut de gamme.
Beaucoup de marques mauritaniennes travaillent par lots modestes. Un fabricant turc structuré pour l'OEM accepte des MOQ raisonnables — chez Kiwi Giyim, à partir de 250 pièces par coloris/taille — ce qui permet de tester un produit sans s'engager sur des volumes chinois souvent plus élevés.
Le français est une langue de travail courante en Mauritanie. Échanger les fiches techniques, les commentaires sur les prototypes et les documents commerciaux directement en français évite les malentendus — un atout concret par rapport à un sourcing 100 % asiatique.
Il faut être clair pour ne pas vous induire en erreur. À ce jour, il n'existe pas d'accord de libre-échange entre la Turquie et la Mauritanie qui placerait la maille turque dans une position douanière plus favorable que la maille chinoise. À l'import en Mauritanie, les deux origines sont, en pratique, sur un pied de parité tarifaire (droits à confirmer auprès de votre transitaire et des douanes mauritaniennes selon la position tarifaire et la nature exacte du produit).
La maille turque part du port de Mersin, sur la côte méditerranéenne. Pour rejoindre Nouakchott, sur la façade atlantique de la Mauritanie, l'acheminement se fait par voie maritime — le plus souvent avec un transbordement, fréquemment via Casablanca (Maroc), qui sert de hub de correspondance vers l'Afrique de l'Ouest.
L'approche China+1 est progressive. L'idée n'est pas de migrer toute votre production d'un coup, mais de bâtir une seconde source fiable, modèle après modèle.
Notre atelier intègre 22 machines en interne — 15 Shima Seiki WHOLEGARMENT et 7 Stoll — ce qui nous permet de produire en maille sans couture comme en maille traditionnelle, du prototype à la série. Pour les marques mauritaniennes, c'est un partenaire de production complémentaire de la Chine, positionné sur la qualité plutôt que sur le prix le plus bas.
Pour approfondir, voyez nos pages dédiées : fabricant de cardigans mérinos, fabricant de pulls en coton et fournisseur de maille en gros. D'autres articles sont disponibles sur notre blog.
Nous travaillons avec des marques et importateurs qui veulent diversifier au-delà de la Chine, en gardant un cap simple : qualité régulière, communication en français, réassort plus court. Envoyez-nous votre brief produit.