Conformité, capacité réelle en interne, échantillonnage et logistique : les points à vérifier avant d'engager une production de maille en Turquie quand on est une marque suisse.
Sourcer de la maille en Turquie depuis la Suisse, c'est arbitrer entre trois priorités : la qualité d'un marché premium, des délais raisonnables grâce à la proximité géographique, et une conformité documentaire irréprochable pour la mise sur le marché suisse. Contrairement à un pays de l'UE, la Suisse n'a pas d'union douanière avec la Turquie pour ce flux — sur les droits de douane, il n'y a donc pas d'avantage tarifaire structurel face à la Chine. L'intérêt de la Turquie se joue ailleurs : qualité, stratégie Chine+1, proximité et travail dans votre langue. Cette checklist passe en revue les critères concrets à vérifier avant de signer, du premier échantillon jusqu'à l'étiquetage en langue officielle suisse.
Beaucoup d'intermédiaires se présentent comme « fabricants » alors qu'ils sous-traitent tout. Pour un marché exigeant comme la Suisse, ce point est déterminant : il conditionne le contrôle qualité, la régularité et la capacité à tenir un engagement.
Demandez le nombre et le type de machines. Chez nous, c'est 22 machines en interne : 15 Shima Seiki (dont du WHOLEGARMENT, tricotage sans couture) et 7 Stoll. Un fournisseur qui ne sait pas répondre précisément sous-traite probablement l'essentiel.
Vérifiez les jauges disponibles (fin, milieu, grosse maille) et les techniques : intarsia, jacquard, côtes, full-fashion, WHOLEGARMENT. Une production de cardigans mérinos ou de pulls en coton n'exige pas le même réglage.
Un MOQ trop élevé bloque les marques qui testent un marché. Notre minimum est de 250 pièces par coloris/taille — adapté aux séries premium et aux lancements maîtrisés plutôt qu'à la masse.
Demandez comment le contrôle est organisé : inspection en cours de production, contrôle final, taux de défaut accepté. Un atelier intégré peut corriger un lot sans renvoyer chez un tiers — un atout pour le standard suisse.
La Suisse a ses propres règles. Avant de produire, alignez-vous avec votre fournisseur sur les exigences réglementaires — c'est vous, l'importateur, qui en répondez devant les autorités suisses.
Un bon fournisseur se juge sur la phase d'échantillonnage : c'est là que se révèlent la réactivité, la précision et la transparence commerciale.
Soyons clairs sur le positionnement. La Suisse n'est pas un pays producteur de maille à grande échelle : il n'y a quasiment pas de tissage-tricotage local à solliciter pour ce type de volume. La vraie alternative, c'est l'import. Et entre la Chine et la Turquie, l'arbitrage ne se fait pas sur la douane.
Production en interne (22 machines, dont 15 Shima WHOLEGARMENT et 7 Stoll), MOQ de 250 pièces, communication en français et fabrication « Made in Turkey » documentée. Envoyez-nous votre brief.