Aucun fabricant sérieux ne peut vous donner un prix au pull sans voir le produit. Voici la décomposition réelle des coûts — et pourquoi une « grille tarifaire » unique est trompeuse.
« Combien coûte un pull ? » est la première question que nous posent les marques suisses — et c'est aussi la plus difficile à répondre honnêtement en une ligne. Un pull en jersey fin coton à 200 g et un cardigan WHOLEGARMENT en mérinos à 600 g peuvent sortir de la même usine avec un écart de prix de un à quatre. Le prix d'un tricot n'est pas un tarif : c'est la somme de postes de coût concrets, dont certains que vous contrôlez (matière, complexité, volume) et d'autres non (cours du fil, change CHF, logistique). Comprendre cette décomposition vous permet de discuter d'un devis de manière éclairée plutôt que de chercher un chiffre magique qui n'existe pas.
Le fil est presque toujours le poste le plus lourd. Deux variables le déterminent : la nature de la fibre et le poids consommé par pièce.
Un fil acrylique, un coton, un mérinos, un mélange laine-cachemire ou un cachemire pur n'ont rien à voir en prix au kilo. Le cachemire peut coûter dix à quinze fois le prix d'un coton conventionnel. Le grade compte aussi : tous les mérinos ne se valent pas (finesse en microns, longueur de fibre, traitement anti-bouloches).
Un pull léger d'été peut peser 200 à 250 g ; un gros pull d'hiver, 500 à 700 g. À fibre égale, vous payez deux à trois fois plus de matière. La jauge (finesse du tricot) et la longueur du vêtement entrent directement dans ce calcul.
Le cours des fibres naturelles (laine, coton, cachemire) varie selon les saisons et les récoltes. Un devis fil reste valable un temps limité. C'est l'une des raisons pour lesquelles aucun fabricant honnête ne publie de « grille » figée : le sous-jacent matière change.
Le fil approvisionné dépasse toujours le poids fini : il faut intégrer les déchets de tricotage, les pièces de réglage et une marge de sécurité. Une production fully-fashioned (tricotée à la forme) réduit ces pertes par rapport à une coupe dans un panneau de maille.
Une fois la matière posée, le coût de fabrication dépend du temps que la pièce passe sur les machines et entre les mains des opérateurs. Trois étapes principales :
À ces postes s'ajoutent les boutons, fermetures, étiquettes tissées, sacs polybag et conditionnement. Des boutons en corozo ou en corne, par exemple, pèsent davantage qu'un bouton plastique standard.
Le même pull n'a pas le même coût unitaire selon que vous en commandez 250 ou 5 000. Plusieurs frais ne dépendent pas du nombre de pièces et se répartissent sur la série.
C'est la raison pour laquelle un devis sérieux raisonne par projet : nombre de modèles, de coloris, quantités par taille. Une « grille tarifaire » unique ignorerait ces effets de volume et donnerait un prix faux dans la plupart des cas.
Le prix sortie usine n'est pas le prix qui arrive chez vous. Pour une marque suisse, il faut ajouter le transport et la conversion en francs.
Là où la Turquie se distingue, ce n'est donc pas sur le tarif douanier mais sur la qualité, la proximité par rapport à l'Asie, la réactivité, une communication possible en français et un savoir-faire WHOLEGARMENT — une logique de stratégie Chine+1 plutôt que de prix le plus bas. La Suisse n'étant pas un pays producteur de maille, le textile local vous orientera de toute façon vers l'import : la vraie question devient le bon partenaire.
Pour aller plus loin sur ces postes : voir notre page tarification de la maille, le détail de notre offre cardigan en mérinos et pull en coton, ainsi que nos conditions de fourniture en gros.
Donnez-nous le fil souhaité, la jauge, le poids cible, la complexité et les quantités : nous chiffrons poste par poste, sans grille opaque. Production en interne sur 22 machines (15 Shima WHOLEGARMENT + 7 Stoll), MOQ 250 pièces, Made in Turkey. Découvrez aussi comment commander ou parcourez le blog.