La concentration du sourcing en Chine est un risque que beaucoup de marques canadiennes cherchent à réduire. Voici comment une seconde source en Turquie complète votre chaîne d'approvisionnement — sans promesse douanière irréaliste.
« China+1 » désigne une stratégie d'approvisionnement simple : conserver la Chine quand elle reste pertinente, mais ajouter au moins un fournisseur dans un autre pays pour réduire la dépendance à une source unique. Pour les marques canadiennes de maille, cette logique est devenue très concrète après les ruptures logistiques, les hausses de coûts et les tensions commerciales des dernières années. La Turquie est l'une des destinations « +1 » les plus citées pour le tricot — pas parce qu'elle bat la Chine sur le prix ou les droits de douane, mais parce qu'elle apporte de la résilience, de la proximité culturelle et une qualité de maille reconnue. Soyons clairs dès le départ sur ce que la Turquie apporte vraiment, et sur ce qu'elle n'apporte pas.
La Chine reste un atelier mondial puissant et reste pertinente pour bien des programmes. Mais concentrer 100 % de son volume sur un seul pays expose une marque canadienne à des risques mesurables :
Un seul fournisseur, un seul pays, un seul corridor maritime : un blocage portuaire, une fermeture d'usine ou un litige commercial peut paralyser toute votre saison. Une seconde source absorbe le choc et vous laisse une marge de manœuvre.
Les coûts de fret depuis l'Asie ont connu de fortes variations. Disposer d'une alternative permet d'arbitrer entre deux origines selon la conjoncture, plutôt que de subir une seule courbe de prix.
De plus en plus de détaillants et de consommateurs canadiens demandent de la transparence sur l'origine et une diversification documentée de la chaîne d'approvisionnement. Pouvoir afficher une seconde source crédible est devenu un argument commercial.
Beaucoup d’usines asiatiques visent surtout le gros volume. Une seconde source avec un MOQ de 250 pièces par coloris/taille facilite les capsules, les rééditions et les tests de marché sans surstock.
Il faut le dire sans détour : pour la maille importée au Canada, la Turquie ne bénéficie pas d'un avantage douanier face à la Chine. Le Canada n'a pas d'accord de libre-échange en vigueur avec la Turquie sur le textile-habillement, et les deux origines se retrouvent globalement à parité sur les droits applicables. Méfiez-vous de tout fournisseur qui vous promet des « droits de douane zéro » depuis la Turquie : c'est faux pour le marché canadien.
Si l'avantage n'est pas douanier, il est bien réel sur d'autres plans — ce sont eux qui justifient d'ajouter la Turquie à votre panel.
La maille est expédiée par voie maritime depuis le port de Mersin, sur la côte méditerranéenne turque. La route passe par le canal de Suez, traverse la Méditerranée et l'Atlantique, puis rejoint les ports de la côte est canadienne — principalement Montréal (CAMTR) ou Halifax. C'est une route maritime, pas un acheminement terrestre : le Canada et la Turquie ne partagent aucune frontière commune.
Le Canada est un marché vaste et développé pour la maille, largement dominé par les importations. En 2024, le Canada a importé pour environ 1,74 milliard USD de vêtements de bonneterie depuis la Chine, contre environ 82 millions USD depuis la Turquie. La part turque est donc petite — mais réelle et en place. Pour une marque canadienne, cela signifie deux choses :
Pour comparer concrètement les deux origines, consultez aussi notre page fournisseur de maille en gros et notre grille de tarification de la maille.
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