Avant de signer un bon de commande avec un fabricant turc, il faut savoir qui paie le transport, où le risque change de mains et quel terme de vente protège le mieux votre marge. Voici le guide pour un acheteur canadien.
Quand une marque canadienne achète de la maille en Turquie, le prix au sweater n'est qu'une partie de l'équation. Le terme commercial — l'Incoterm — détermine qui paie le fret maritime, qui souscrit l'assurance, à quel point exact le risque passe du fabricant à l'acheteur, et qui s'occupe du dédouanement à l'arrivée. Les trois termes que vous rencontrerez le plus souvent dans un contrat de maille Turquie → Canada sont FOB, CFR et DAP. Bien les comprendre, c'est éviter les mauvaises surprises sur la facture finale et savoir exactement ce que vous comparez d'un devis à l'autre.
Le fabricant livre la marchandise à bord du navire au port turc de départ (en pratique, Mersin pour notre atelier de Gaziantep). À partir du moment où les cartons sont chargés, le risque et les coûts passent à vous. Vous organisez le fret maritime, l'assurance et le dédouanement canadien. C'est le terme le plus courant car il vous laisse le contrôle du transport et de votre transitaire.
Le fabricant paie le fret maritime jusqu'au port canadien de destination (Montréal ou Halifax). En revanche, le risque vous est transféré dès le chargement au port turc, comme en FOB — c'est la subtilité à retenir. L'assurance reste à votre charge (si vous voulez CFR + assurance, on parle alors de CIF).
Le fabricant livre jusqu'à un lieu convenu au Canada (par ex. votre entrepôt ou un terminal). Il porte le risque et les coûts jusqu'à destination, mais le dédouanement à l'import, les droits de douane et les taxes restent à votre charge. Pratique si vous voulez un prix « rendu » sans gérer le fret, mais le tarif intègre une marge logistique du fabricant.
En DDP (Delivered Duty Paid), le vendeur prend aussi en charge les droits et le dédouanement canadien. Pour un fabricant turc qui n'a pas d'entité au Canada, c'est lourd à gérer et rarement recommandé. La plupart des programmes maille fonctionnent en FOB ou CFR, l'acheteur restant l'importateur officiel au Canada.
La règle d'or : dans un contrat international, le point de transfert du risque n'est pas forcément le même que le point de transfert des coûts. C'est exactement ce qui piège les acheteurs débutants en CFR. Voici comment se répartissent les responsabilités sur la route Mersin → Montréal/Halifax :
Contrairement aux marchés voisins de la Turquie, le Canada se dessert par voie maritime, pas par route terrestre. Le trajet typique : Mersin → canal de Suez → Méditerranée → Atlantique → ports de la côte est canadienne (Montréal, code CAMTR, ou Halifax). Ce qu'il faut intégrer dans votre choix d'Incoterm :
Côté chiffres, le marché est réel mais à dimensionner : en 2024, le Canada a importé pour environ 1,74 milliard USD de vêtements en maille depuis la Chine, contre environ 82 millions USD depuis la Turquie. La part turque reste modeste — mais c'est précisément l'espace où une marque qui veut diversifier sa chaîne d'approvisionnement peut se positionner.
Notre atelier de Gaziantep produit en OEM/private label pour des marques exigeantes. Sur le plan logistique et contractuel :
Envoyez-nous votre brief produit et votre port de destination préféré (Montréal ou Halifax) : nous revenons avec une cotation transparente et l'Incoterm le plus adapté à votre logistique. Pour aller plus loin, voyez aussi notre grille tarifaire maille et notre processus de commande. Spécialisés en cardigans mérinos et sweaters en coton, nous sommes votre fournisseur de maille en gros.