Un marché vaste et mature, dominé par l'importation. Voici où se situe la Turquie face à la Chine, comment fonctionne la logistique maritime vers le Canada, et ce que la réglementation canadienne exige des marques qui sourcent leur maille en Turquie.
Le Canada est l'un des marchés de la mode les plus matures et les plus ouverts au monde, et il est largement approvisionné par l'importation. Pour les tricots et la maille, la dépendance aux fournisseurs étrangers est presque totale : la fabrication nationale de tricotage existe, mais elle est marginale par rapport aux volumes importés. En 2024, le Canada a importé pour environ 1,74 milliard USD de vêtements en maille en provenance de Chine, contre environ 82 millions USD depuis la Turquie. La part turque reste modeste, mais elle est bien réelle — et c'est précisément dans cet écart que se situe le potentiel de croissance pour une marque canadienne qui cherche à diversifier ses sources au-delà de la Chine.
Les chiffres décrivent une situation claire : la Chine fournit l'essentiel de la maille importée au Canada, et la Turquie occupe une niche de qualité. Plusieurs dynamiques rendent cet espace intéressant pour une stratégie « Chine + 1 ».
Avec environ 1,74 milliard USD importés de Chine contre environ 82 millions USD de Turquie en 2024, la Chine domine en volume. La Turquie ne joue pas sur le prix de masse, mais sur le segment intermédiaire à premium : laine mérinos, coton de qualité, mailles techniques et fantaisie, séries plus courtes et réactivité.
De nombreuses marques canadiennes cherchent une seconde source pour réduire leur exposition à un fournisseur unique. La Turquie est un complément logique : un savoir-faire maille reconnu, des délais maîtrisés et une alternative crédible sans tout déplacer.
Soyons honnêtes : il n'existe pas d'accord de libre-échange Canada-Turquie en vigueur pour le textile, donc pas d'avantage tarifaire face à la Chine (parité douanière, à confirmer auprès de votre courtier selon le code SH). L'argument n'est pas le tarif — c'est la qualité, le service et la fiabilité de la chaîne.
Pour les marques québécoises et francophones, échanger en français facilite la précision du brief : grammages, fini, gradation, étiquetage bilingue. Une communication fluide réduit les allers-retours sur les prototypes et les erreurs de production.
Le Canada et la Turquie ne partagent pas de frontière terrestre : l'acheminement se fait par voie maritime. L'itinéraire type pour la maille produite à Gaziantep est le suivant :
Pour la planification budgétaire, gardez à l'esprit que les prix sont libellés et négociés en référence à votre devise locale, le dollar canadien (CAD), même si la facturation export se fait généralement en devise forte. Anticipez le délai maritime dans votre calendrier de collection : il est plus long que pour un sourcing nord-américain, mais prévisible une fois la cadence établie. Voir notre page tarification de la maille pour la logique de chiffrage.
Mettre de la maille sur le marché canadien implique de respecter les règles d'étiquetage fédérales. L'organisme de référence est le Bureau de la concurrence du Canada (Competition Bureau Canada), qui administre la Loi sur l'étiquetage des textiles (Textile Labelling Act) et son règlement associé (Textile Labelling and Advertising Regulations).
La responsabilité réglementaire finale devant les autorités canadiennes incombe à l'importateur — c'est-à-dire la marque. Notre rôle est de vous fournir une documentation propre et exacte pour que votre étiquetage soit conforme dès la première mise en marché. Découvrez notre processus de commande pour voir comment la documentation s'intègre au flux.
Notre proposition de valeur pour le marché canadien tient en quelques points concrets, sans promesse exagérée :
Que vous soyez une marque de Montréal, Toronto ou Vancouver, nous pouvons discuter de votre brief, des grammages, des délais maritimes et de la documentation d'étiquetage. Parlons-en.