Au Canada, la production de tricot existe encore — ateliers de Montréal, Toronto, Winnipeg ou Vancouver, créateurs et petites manufactures qui font un travail de qualité. Mais beaucoup de marques canadiennes se heurtent aux mêmes murs : capacité limitée pour les volumes saisonniers, absence de certaines technologies de tricotage (notamment le WHOLEGARMENT sans couture), ou coûts qui rendent une gamme premium difficile à tenir face à un sourcing asiatique de masse. Faire tricoter une partie de la collection en Turquie n'est pas un choix « local contre étranger » : c'est une logique de complémentarité. On garde ce que le local fait bien, et on confie à un partenaire OEM turc ce qu'il fait mieux, ou ce que personne ne fait au pays.

Couture remaillée à la main sur un cardigan en maille — finition premium destinée au marché canadien
Couture remaillée (linking) point par point : une finition premium que peu d'ateliers locaux offrent en petites séries, et l'un des points forts d'une production turque spécialisée.

Compléter le local, pas le remplacer

La maille turque n'a pas vocation à vider l'atelier canadien. Elle vient répondre à des besoins précis que la production locale ne couvre pas toujours :

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Capacité saisonnière

Un atelier local peut prototyper et produire vos petites séries, mais saturer dès que la demande automne-hiver explose. La Turquie absorbe les volumes de pointe sans que vous ayez à refuser des commandes ou à allonger vos délais clients.

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Technologies de tricotage

Le tricotage entièrement formé WHOLEGARMENT (un vêtement, zéro couture) demande des machines Shima Seiki spécialisées, rares au Canada. Notre atelier en compte 15, plus 7 machines à mailles rectilignes Stoll. C'est une capacité technique, pas une concurrence de prix.

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Gammes premium en OEM

Pour une ligne mérinos, coton long ou cachemire en petites séries soignées, l'écosystème turc du fil et du remaillage donne un rapport qualité-finition difficile à reproduire localement à coût maîtrisé. Le local garde le cœur de gamme et l'image « fait ici » ; la Turquie complète le haut de gamme.

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Stratégie Chine+1

Beaucoup de marques canadiennes sourcent déjà en Chine. Ajouter la Turquie comme second pôle diversifie le risque (logistique, géopolitique, dépendance à un seul fournisseur) sans tout déménager. C'est une assurance, pas une rupture.

Soyons honnêtes sur la douane : pas d'avantage tarifaire face à la Chine

Il faut être clair, car beaucoup de fournisseurs survendent ce point. Le Canada et la Turquie n'ont pas d'accord de libre-échange en vigueur sur la maille. À notre connaissance, les vêtements en maille tricotée importés de Turquie entrent au Canada à des taux de droits comparables à ceux appliqués à la Chine — autrement dit, pas d'avantage douanier turc face au sourcing chinois (taux exacts à confirmer selon le classement tarifaire SH de chaque produit auprès de votre courtier en douane).

Donc si l'argument était uniquement « payez moins de droits », la Turquie ne gagnerait pas. Notre proposition de valeur est ailleurs, et elle est réelle :

Voyez notre approche des tarifs et de la structure de coût pour comprendre ce qui entre dans un prix unitaire honnête.

Logistique : la voie maritime vers Montréal et Halifax

La Turquie et le Canada ne partagent évidemment pas de frontière terrestre ; la maille voyage par voie maritime. Depuis notre région, l'acheminement passe par le port de Mersin, puis le canal de Suez, la Méditerranée et l'Atlantique, vers les ports de la côte est canadienne — principalement Montréal (idéal pour desservir le Québec et le centre du pays) et Halifax.

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Planifier la saison — le transit maritime se compte en semaines, pas en jours (délai à confirmer selon la rotation et le transitaire). On planifie donc les collections automne-hiver en amont. Notre page comment commander détaille le calendrier type d'un programme.
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Montréal pour le centre — pour une marque québécoise ou ontarienne, un débarquement à Montréal raccourcit le dernier kilomètre et simplifie le dédouanement intérieur.
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Facturation en dollars canadiens — nous pouvons travailler en CAD pour faciliter votre budgétisation et limiter votre exposition au change, selon les modalités convenues.

Conformité canadienne : étiquetage et réglementation

Importer de la maille au Canada implique de respecter les règles d'étiquetage. Le cadre clé relève du Bureau de la concurrence du Canada, via la Loi sur l'étiquetage des textiles et le Règlement sur l'étiquetage et l'annonce des textiles. Concrètement, vos produits doivent porter une étiquette conforme indiquant notamment la composition en fibres et l'identité du fournisseur (numéro CA ou nom et adresse). L'importateur ou la marque canadienne reste responsable de la conformité devant les autorités.

De notre côté, nous fournissons en standard la composition fibre exacte nécessaire à votre étiquetage légal, l'indication d'origine Made in Turkey (nous ne prétendons jamais à une origine locale canadienne), ainsi que les documents commerciaux pour le dédouanement. Les détails précis de l'étiquetage — formulation bilingue, numéro CA, mentions d'entretien — sont à valider avec votre équipe conformité, car ils dépendent de votre statut d'importateur. Notre rôle est de vous donner des données fiables et une documentation propre, pas de vous remplacer sur la responsabilité réglementaire.

À quoi ressemble un partenariat concret

Pour une marque canadienne qui veut compléter sa production locale, le schéma typique est simple et transparent :

Ce que nous apportons

  • Fabrication OEM en marque privée (private label)
  • MOQ de 250 pièces par coloris/taille
  • 22 machines en interne : 15 Shima WHOLEGARMENT + 7 Stoll
  • Spécialités : cardigans en mérinos et chandails en coton
  • Communication en français, échantillonnage et fiches techniques claires

Ce que vous gardez au pays

  • Le design, la marque et la relation client
  • Votre production locale pour le cœur de gamme et l'image « fait ici »
  • La maîtrise de votre stratégie d'approvisionnement (Chine+1)
  • La responsabilité d'importateur et la conformité étiquetage
  • Le choix d'augmenter ou de réduire la part turque selon la saison

Le marché canadien de la maille est vaste et mûr : en 2024, le Canada a importé pour environ 1,74 milliard USD de vêtements en maille depuis la Chine, contre environ 82 millions USD depuis la Turquie. La part turque reste modeste — mais c'est précisément l'espace d'une offre premium, spécialisée et complémentaire, plutôt qu'un sourcing de volume à bas prix. Si vous cherchez un partenaire de maille en gros pour compléter votre atelier, c'est là que nous nous situons.

Discutons de la part « complémentaire » de votre collection

Envoyez-nous votre brief : type de maille, fils, volumes saisonniers et la part que vous souhaitez confier à un partenaire turc. Nous vous répondrons honnêtement sur ce qui a du sens — et sur ce qui vaut mieux rester chez vous.

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